Les nouvelles obligations du contrôle technique en France

Deux mécaniciens effectuent un diagnostic automobile sous un véhicule, l’un tenant un ordinateur portable et l’autre pointant un problème tout en tenant un rapport.

Le contrôle technique automobile évolue régulièrement en France afin de répondre aux enjeux de sécurité routière et de protection de l’environnement. Ces dernières années, plusieurs nouvelles obligations ont été introduites, renforçant les vérifications et élargissant les motifs de contre-visite.

Pour les automobilistes, comprendre ces changements est essentiel pour anticiper et éviter des mauvaises surprises.

Un contrôle technique plus strict depuis 2018

La réforme de 2018 a marqué un tournant :

  • Passage de 123 à plus de 130 points de contrôle.

  • Introduction de la notion de défaut critique, nécessitant une réparation immédiate.

  • Plus de 600 défauts recensés, dont près de 450 pouvant entraîner une contre-visite.

Cela signifie qu’une simple fuite de liquide, un voyant moteur allumé ou un problème de pollution peuvent suffire à immobiliser le véhicule.

L’intégration des normes environnementales

La lutte contre la pollution est au cœur des nouvelles obligations :

  • Contrôle renforcé des émissions polluantes (fumées, particules fines, CO₂).

  • Obligation de vérifier le fonctionnement du système antipollution (FAP, vanne EGR, catalyseur).

  • Contre-visite automatique si le véhicule dépasse les seuils réglementaires.

⚠️ Un véhicule diesel sans filtre à particules en état de marche est désormais recalé.

Les obligations spécifiques pour certains véhicules

  • Véhicules utilitaires légers : contrôle technique tous les 2 ans, mais avec une vigilance accrue sur le freinage et la structure.

  • Véhicules hybrides et électriques : contrôle de la batterie haute tension et du câblage.

  • Véhicules anciens (collection) : certaines dispenses existent, mais les critères de sécurité de base restent obligatoires.

Quelles conséquences pour les automobilistes ?

Ces nouvelles règles entraînent :

  • Une hausse du nombre de contre-visites.

  • Des réparations parfois coûteuses avant d’obtenir le certificat.

  • Une nécessité de préparer son véhicule en amont (entretien régulier, vérifications simples).

👉 Consultez nos conseils pratiques pour anticiper et éviter des frais inutiles.

Une ampoule grillée, un pare-brise fissuré ou une fuite d’huile peuvent suffire à échouer au contrôle. 

Que faire en cas de désaccord après un contrôle technique ?

Il arrive que le centre considère un défaut comme critique, alors que le propriétaire estime le contraire.
Dans ce cas, il est possible de :

  1. Demander une contre-expertise.

  2. Faire appel à un expert automobile indépendant pour établir un rapport officiel.

Ce document peut être utilisé en justice ou auprès de l’assurance.

👉 Découvrez le rôle de l’expert automobile.

Conclusion

Le contrôle technique en France est devenu plus exigeant, notamment sur les aspects pollution et sécurité. Pour les automobilistes, cela signifie plus de rigueur dans l’entretien du véhicule et parfois un budget supplémentaire.

Mais en cas de désaccord avec un centre, sachez que vous n’êtes pas démuni : l’intervention d’un expert peut vous aider à défendre vos droits.

👉 Contactez Recourtis pour être accompagné en cas de litige lié au contrôle technique.